Pendant une semaine, nous étions présent tous les matins à Horizons, à Meylan pour un stage de programmation. Les 8 places sont parties en un clin d’œil !

Découvrez à quoi ressemble un stage de programmation numérique !

Le lundi 15 juillet au matin, avait lieu la première séance. Nous accueillons 8 garçons de 12 à 14 ans. Ils ont presque tous déjà été initiés à la programmation sur le logiciel Scratch. Bien sûr, ils jouent tous à des jeux vidéos : Mario, Pokémon… et pour rester dans la tendance : Fortnite !
Maintenant que nous nous connaissons un peu mieux, nous entamons la partie « cours » avec LA question:  » Qu’est-ce qu’un jeu ? ».
Les garçons se montrent attentifs et enthousiastes. Bien sûr qu’ils savent ce qu’est un jeu ! Les mains se lèvent pour répondre. Et nous parvenons rapidement à établir sur le tableau blanc, un schéma des éléments principaux qui composent un jeu vidéo : un personnage, un objectif et bien sûr des contraintes. Un jeu trop simple n’a rien de fun !
La théorie, c’est bien, mais un cas pratique c’est toujours mieux pour bien comprendre, alors nous transposons tout cela sur un jeu qu’ils connaissent tous : un jeu avec d’étranges animaux qu’il faut attraper. Mais si, vous savez, le plus connu ressemble à une souris jaune et s’exprime à coup de « pikapika ».
L’exemple leur permet de compendre très vite. Un jeu vidéo peut avoir plusieurs objectifs et de fait, différentes contraintes. Parler d’un jeu qu’ils connaissent tous convainc les troupes.
Il est temps d’entrer dans le vif du sujet !
Le but du stage est de créer un jeu dit « de scoring ». Un fond, un sol, un personnage qui peut se déplacer à droite, à gauche et qui peut sauter. Des objets qui tombent, certains à attraper, d’autres à éviter. Nos stagiaires sont bien dégourdis et ils avancent vite. Nul doute qu’ils pourront s’attaquer à une véritable personnalisation de leur jeu d’ici à la fin de la semaine!
Certains comprennent plus vite, qu’à cela ne tienne; ils aident leurs camarades qui ont plus de difficultés.

En même pas une heure, les voilà qui attaquent la programmation. Il ne s’agit plus seulement de poser des blocs à la suite. Il faut maintenant réfléchir à la logique du jeu que l’on veut créer. Les garçons sont motivés. Les mains se lèvent. Ils comprennent et mettent en pratique. Le jeu prend doucement vie et les premiers bugs apparaissent. Aux « pourquoi » se succèdent les solutions. Ce sont eux qui réfléchissent à comment résoudre ces fameux bugs, nous ne sommes là que pour les accompagner dans l’utilisation du logiciel. La méthode : si ce sont eux qui déterminent les solutions, ils pourront bien plus facilement se les approprier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces enfants débordent d’énergie ! En un temps record, le jeu de base est fini : un jeu de scoring sur le thème de Noël. Le personnage principal est un renne qui attrape des cadeaux et des sucre d’orge pour marquer des points, sur une musique de Noël. Mais est-ce vraiment le résultat qu’ils espéraient ? Place à la personnalisation et la création individuelle : c’est à eux de remplacer chaque élément (image, son, personnage…) pour un rendu vraiment unique !

Il leur reste donc deux séances pour le personnaliser à leur sauce. Certains commencent par les graphismes, d’autres directement par la programmation. Ils sont rapides et malins. Il suffit de leur expliquer rapidement comment fonctionne le logiciel de pixel art que nous utilisons (Piskel), le reste ne dépend que de leur imagination. Pendant ce temps-là, Victor, notre coordinateur, aide ceux qui veulent aller plus loin dans la programmation.

Lors de l’avant-dernière séance, le Médiateur les initie à BeepBox, un logiciel qui va leur permettre de créer leur propre musique. Les garçons testent, posent des blocs, lance la musique et découvre les harmonies et les dissonances. C’est à tâtons qu’il faut procéder, mais ils sont plusieurs à montrer une grande motivation à l’idée de réaliser leur propre fond musical et de s’approprier le jeu dans son intégralité.

C’est presque fini, les dernières modifications doivent avoir lieu avant la présentation des jeux. Certains ont déjà beaucoup avancé. Il en est même qui se sont pris au jeu et ont travaillé chez eux pour aller plus loin dans leur projet ! Du Renne, on va passer à Spiderman dans un fond de ville en ruine, ou à des graphismes entièrement refaits pour coller à l’univers de Pokémon. Certains ajoutent des objets qui vont immobiliser leur personnage, et même influer sur les effets de leurs graphismes. D’autres préfèrent changer le système de vie, ou même inclure des plateformes à leur jeu.

Dernière heure de l’atelier, nous partageons un petit goûter puis nous invitons les garçons qui ont modifié leur code à montrer leur réalisation aux autres et à prendre, le temps de quelques minutes, le rôle de professeur pour expliquer les changements apportés, les problèmes rencontrés et les solutions.

La semaine se termine. Notre mission est accomplie. Certains repartent avec l’envie de recréer tous leurs personnages favoris sur Piskel tandis que d’autres réfléchissent aux améliorations qu’ils peuvent encore apporter à leur jeu. Les uns ressortent avec de bons souvenirs, d’autres avec une nouvelle vocation ! De notre côté, à l’association PANGOLIN, nous avons hâte de voir ce que leur imagination débordante va créer ! Et nous attendons avec impatience de les voir rejoindre les Samedis Bidouilleurs ou les prochains ateliers !